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Un détour par la moto

Alors que certains réussissent à se dénicher un volant grâce au simulateur automobile, d’autres passent par un parcours tout aussi différent. C’est le cas du Laurentien Vincent Doyle.

Le Blainvillois a effectué un parcours en série moto vintage et superbike canadienne entre 2014 et 2016. Le passage de la moto à une voiture Nissan Micra ne s’est pas fait de manière simple. Malgré quelques bases acquises grâce à ses années de karting, le pilotage doit être légèrement modifié afin de peaufiner la conduite.

“En moto, on conduit beaucoup avec le corps, précise Doyle. Le transfert de direction ne doit pas venir uniquement des poignets. On se doit d’être plus doux avec les poignets pour guider la moto. Alors qu’avec la voiture, il faut se battre un peu plus avec la direction.”

Lors de son arrivée dans la série automobile, le coureur de 21 ans se sentait un peu comme le négligé parce qu’il provenait du milieu de la moto. Les choses ne sont pas améliorés à Mosport lors de son retour sur quatre roues.

“Sur deux roues, nous avons droit à des enveloppes chauffantes. Or, avec la série Nissan, il n’y a pas d’enveloppes. J’ai poussé un peu trop tôt dans un virage et la voiture n’a pas apprécié la sortie de piste. J’avais toutefois été en mesure de remonter au cours de l’épreuve. ”

“Le défi est également plus grand dans le dépassement. En moto, tu vois un petit trou, tu peux facilement te faufiler pour prendre la position. Là, je dois penser au côté passager que je dois amener avec moi ce que je n’avais pas me préoccuper auparavant.”

Le Blainvillois avoue qu’il avait bien du plaisir en motocyclette. Néanmoins, le monde de la moto nord-américaine étant beaucoup plus petit que celui du milieu européen, Vincent Doyle a cru bon qu’il était temps de revenir sur quatre roues. C’est lors d’un concours avec une agence sportive avec 19 autres coureurs à Saint-Eustache au début du mois de mai qu’il a été en mesure de se tailler une place en Nissan Micra.

Une passion de la course qui dépasse l’automobile

L’expérience du jeune laurentien ne se limite pas à courir sur deux roues. L’athlétisme coure également dans les veines. C’est dans ce sport qu’il a peaufiné sa concentration mentale. Le Blainvillois a appris à mieux gérer sa nervosité sur la ligne de départ alors qu’il compétitionnait au 110 mètres et 330 mètres haies.

“Mes expériences en athlétisme font en sorte que je suis plus apte à me concentrer à faire un tâche bien précise.”

Sachant bien qu’il en est à sa première année et que le plateau est relevé, Doyle a dans la mire le championnat des recrues. C’est une chose qui loin d’être impossible pour le pilote de 21 ans alors qu’il est à sept points de Nicolas Barette, et ce, avec six haies à franchir.

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