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Un petit bijou des années 2000 en piste

Marcel Lafontaine possède plusieurs cordes à son arc. Celui qui a étudié à l’Université du Québec à Trois-Rivières se retrouve maintenant propriétaire d’un petit bijou automobile. 

Il y a quatre ans, à l’aube de la soixantaine, Lafontaine devient propriétaire de la série Formula Tour 1600. Ne préférant pas courir contre ses écuries, un nouveau virage devient nécessaire. C’est en cherchant sur le marché automobile qu’il tombe sur une Formule Atlantique modèle 008.

 

Ces monoplaces nord-américaines sont devenues accessibles lorsque la série a cessé ses activités en mars 2010. Ces bolides sont plus puissants que les Formule 3 de l’époque.

 

En 2013, il fait l’acquisition de ce modèle atlantique. La monoplace qu’il détient développe 250 chevaux-vapeurs et lui permet d’atteindre des vitesses de pointe de 150 miles à l’heure. Il peut ressentir de 3 à 3,5 forces G au sein de sa monoplace fabriquée en 1998.

 

Rien n’est laissé au hasard pour la maintenance du véhicule. Les criques pour lever la monoplace sont hydrauliques, des enveloppes chauffantes de 180 degrés Fahrenheit entourent les pneus. Puis, cette fin de semaine, il n’est pas seul contrairement à la classique printanière. Un autre coureur possédant une voiture de Formule 2000 l’accompagne sur la piste.

 

Lorsque la patience fait son oeuvre

L’homme issu du programme de génie industriel de l’UQTR a patienté un bon moment avant de se retrouver derrière un volant.

“Vers l’âge de sept ans que je désirais faire de la course automobile. C’était une maladie de jeunesse. C’est à l’aube de la trentaine que j’ai eu les moyens financiers pour courir.”

Après 14 ans en karting, il prend la décision de faire le saut en Formula Tour 1600. Pendant plus de douze ans, il évoluera dans la série. Ses fils le suivront dans sa passion alors qu’ils rouleront eux aussi en karting et en formule 1600.

“Je me suis déjà fait une très bonne frousse ici (circuit de Tremblant) au virage numéro un. C’est lorsque tu te fais une bonne peur que tu saisis où se situe ta limite et tu t’arranges pour ne pas la dépasser.”

 

Un tour en terre battue?

Vivant dans le Centre-du-Québec et avec la présence des autodromes de Granby et de Drummondville en terre battue, il aurait été normal de le voir se diriger vers ce type de série.

 

“J’ai du respect pour ceux qui font ça. Néanmoins, je n’ai aucun intérêt à courir sur la terre battue. C’est mou comme conduite. Il y a beaucoup de puissances sous les voitures et tu es dans l’obligation d’effectuer beaucoup de travers. C’est un peu plus salaud que sur circuit routier et c’est plus dangereux.”

 

Une chose est certaine. À côté des voitures GT et compagnie, Lafontaine fait tourner bien des têtes lorsqu’il passe dans les puits.

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