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De l’Australie à Tremblant

Au début de la série Micra, en 2015, un Thailandais s’était hissé dans le championnat. Deux ans plus tard, c’est au tour d’un Australien, Keishi Ayukai, de courir sur les circuits de l’Est canadien. 

Ayant un nom à consonance japonaise, Ayukai a connu un début de saison plus que satisfaisant à son arrivée en série Micra. Le Brisbanais était au second rang du classement des pilotes avant que des pénalités ne ruinent ses résultats lors de la classique printanière.

“Je ne voudrais pas dire que je suis super satisfait de mon début de saison, mais ça l’a bien été en général.”

Ayukai a un parcours atypique. Si une grande partie des coureurs débutent le karting à un jeune âge, le Brisbanais a pris le volant sur piste pour la première fois à 18 ans. Au final, c’est en raison du programme GT Academy que l’Australien a été en mesure d’obtenir un volant dans une série professionnelle.

“Je désirais maintenir le lien avec la filière Nissan, donc je me suis tourné vers cette série-ci. Toutefois, c’est moi qui boucle mon budget et je recherche des commanditaires présentement.”

 

Une vie avant la course

L’esprit de compétition a toujours fait partie de l’homme de 30 ans. À défaut d’avoir fait du karting à un jeune âge, le Bisbanais s’était tourné vers la natation de compétition plus jeune avant de débuter le karting à 18 ans. Sa passion de l’automobile est né avec les débuts de la PlayStation 1 en 1998 alors que la multinationale japonaise lance le tout avec le jeu Gran Turismo.

Près de vingt ans plus tard, en 2016, il fait écarquiller bien des yeux lors de la finale internationale du concours GT Academy. (NDRL: un jeu vidéo qui permet aux meilleurs coureurs virtuels de s’affronter en piste) La grande finale se déroulait à Silverstone. L’enjeu: une place au sein d’une Nissan 370z GT lors des 24 heures de Dubaï. Mais ce n’était pas la première fois qu’il essayait de percer au sein de la filière de Nissan.

“En 2015, j’ai réussi à me rendre en finale en Australie, toutefois, je n’ai pas été en mesure de me rendre là où j’ai été en 2016.”

 

Le V8Supercar:  un rêve ultime

En Amérique du Nord, le NASCAR est populaire. Il a été possible d’y voir d’ailleurs un Australien, Marcus Ambrose, au début des années 2010. Néanmoins, en Australie, le V8 Supercar est ce que le NASCAR est pour les Américains.

“J’aimerais faire du V8 Supercar un jour, c’est sûr.  Cependant, mon but premier, c’est de faire de la course automobile, et ce, peu importe la série”, raconte celui qui a rencontré au fil de sa progression des pilotes de la série  australienne.

 

Des pieds et des mains pour une auto

Lors de son arrivée, il a vécu à la dure la dualité linguistique. Avant d’entamer la saison, il se devait d’aller chercher sa voiture chez le concessionnaire et il s’est arrêté à Québec.

“Quand je suis allé acheter mon véhicule, personne ou presque parlaient en anglais. On était en train d’interagir plus avec des signes qu’avec nos voix, lance l’Australien avec humour. C’était la même chose lorsque j’ai dû prendre le transport en commun. Le chauffeur ne parlait pas anglais. Je pointais de nouveau ce que je désirais comme billet.”

À défaut de se faire comprendre convenablement chez le concessionnaire, sur la piste, Ayukai est sûr d’être compris par les autres pilotes de la série Micra.

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