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Série Micra: Xavier Coupal consacré champion par la grande porte

MONT-TREMBLANT | C’est sur la dernière épreuve que tout se jouait le championnat 2016 de la série Micra entre Olivier Bédard et Xavier Coupal. Les deux pilotes partaient respectivement sur la première ligne pour une seconde fois cette fin de semaine sous un ciel ensoleillée, mais quelque peu frais.

Au troisième tour, Xavier Coupal, accentuant la pression sur Bédard, prend les commandes de l’épreuve. Bédard n’est pas en mesure de reprendre son bien puisqu’au même moment, le coéquipier des deux pilotes, Marc-Antoine Demers perd le contrôle de sa voiture et il s’agira de la fin des émissions pour 2016 puisqu’il ne pourra pas repartir.

Lors de la relance, le Terrebonnien est apte à reprendre la tête avant de se faire jouer le même tour par Coupal. Ce dernier croisera le fil d’arrivée en première position délogeant ainsi Olivier Bédard à titre de champion de la série Micra.

« Ma stratégie c’était d’être en avant de lui, de le bloquer pour le ralentir afin que les autres puissent le dépasser, explique Bédard. Sinon, dès que l’on ne se dépassait pas, nous perdions le reste du peloton. L’objectif c’était de jouer stratégique le bloquer et espérer que les autres s’en mêlent, ce qui n’est pas arrivé. Mon but ce n’était pas de gagner, c’était d’aller chercher le championnat. »

«  Lors de la seconde course, je savais que même si je gagnais je ne pouvais pas remporter le championnat. Il fallait que ça prenne au moins deux voitures entre nous. »

De son côté, le Johannais termine la saison avec un total de 470 points soit 14 devant son coéquipier.  Il récolte du même coup sa neuvième épreuve cette saison. Par ailleurs, malgré ses neuf victoires, c’est la deuxième fois de la campagne qu’il balaie une fin de semaine.

« Je ne peux pas me sentir mieux, exprime le pilote dans la vingtaine. J’ai eu un doublé à Mont-Tremblant lors de la Classique d’été et doublé lors de la classique d’automne. Je ne pouvais pas me faire un plus beau cadeau de fête que de remporter le championnat. »

Derrière les meneurs, la bataille était ouverte pour la dernière marche du podium. Valérie Limoges a été incapable de résister aux manœuvres de Stefan Rzadzinski et de Kevin King. Le natif de Sherbrooke complètera le podium pour la deuxième fois cette fin de semaine. Ce sont les quatre mêmes pilotes qui comblent les quatre premières positions sur la feuille de résultat.

Leçon et espoir pour l’an prochain

Après avoir remporté le championnat de manière franche l’an dernier, le résultat de cette saison amène une goût amer pour le Lanaudois. Avec les hauts et les bas de la récente saison, cette deuxième position au championnat lui aura appris quelque chose.

« J’aurais appris à éviter les erreurs et de ne jamais abandonner. Après la première fin de semaine. On aurait pu dire que le championnat était terminé aucun point en banque. Finalement on se retrouve finaliste, je crois que c’est quelque chose que l’on peut être fier. »

Pour Xavier Coupal, le plus dur cette saison aura été d’être en compétition direct avec un coéquipier, chose qui ne s’était jamais produite pour lui dans le passé.

« L’ambiance dans l’équipe était relativement correcte, raconte le nouveau champion. Albi Nissan a une belle philosophie. Elle travaille beaucoup en équipe et veut éviter les étincelles. Ils ont travaillé fort pour nous orienter afin que tout se passe bien. »

Pour le Johannais, cette consécration lui donne de l’espoir pour l’an prochain. Il ne passe pas par quatre chemins pour reconnaître ses ambitions.

« J’espère et je souhaite que ce championnat va permettre d’accéder à des séries plus élevées. Le but était de démontrer que j’étais capable d’être encore rapide. Si l’opportunité se présente d’essayer des séries d’endurance, je vais l’homme le plus heureux parce que j’aimerais ça graduer et montrer que je suis capable d’être compétitif dans d’autres séries. »

À partir de maintenant, les équipes dirigeront les voitures dans leur garage respectif. D’ici le mois de mai, il a de fortes chances que bien des pilotes se rongent les ongles à force d’être impatient avant de pouvoir remettre de nouveau quatre roues sur la piste.

 

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