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Valérie Chiasson passionnée par la course automobile

Les Laurentides et Lanaudière sont choyés en termes de pilote. Si Olivier Bédard représente l’espoir dans le coin de Terrebonne et qu’Alex Tagliani fait la fierté actuelle de cette région, dans les Laurentides, il y a notamment Valérie Chiasson. Cette dernière tente de se frayer un chemin vers les échelons supérieurs de la course automobile.

Âgée de 27 ans, la Laurentienne évolue présentement dans deux séries. Elle pilote dans les séries canadiennes de GT3 Porsche et en coupe Nissan Micra. Après avoir complété le championnat au sixième rang l’an dernier, elle se retrouve à l’extérieur du top 10 après huit épreuves.

Évoluer dans deux séries est loin d’être une mince tâche. L’énorme différence de poids et de performance entre les véhicules ne facilite pas le travail de la Tremblantoise. Si combiner les horaires est loin d’être facile, l’acclimatation n’est guère une marche dans le parc.

« C’est difficile de combiner les deux horaires, avoue Chiasson. C’est plus dur revenir en Micra que d’aller en Porsche. L’adaptation du freinage est extrêmement différente. Les vitesses sont tellement changeantes. Pourtant, j’ai plus d’expérience dans la série de sous-compactes. Ce n’est pas facile. La série Micra, je la fais surtout pour le plaisir de courser, et ce, peu importe la voiture. »

En série Porsche Canada, Chiasson est neuvième au classement dans sa catégorie. Étant toujours en attente de son premier top 5 dans cette série, ses résultats sont encourageants dans la mesure où elle voit une amélioration dans ses chronos. Toutefois, l’acclimatation n’a pas été évidente.

IMG_5047« La GT3 a été une très grosse étape, mais ce fût quelque chose de dernière minute, explique celle qui a déjà fait de l’ovale au tournant des années 2010. Ç’a été un peu mon erreur de faire ça à la dernière minute.  J’aurais voulu me prendre d’avance, mais les ententes avec les écuries et les commanditaires c’était un peu dernière minute. À ma première course en Porsche je n’avais jamais essayé la voiture avant d’arriver à Mosport. C’est la GT la plus extraordinaire que j’ai piloté de ma vie. »

Andrew Ranger a eu le dessus sur les chevaux

Avant d’entamer une carrière en course automobile, Valérie Chiasson avait l’habitude des chevaux et non des chevaux-vapeurs. À 13 ans seulement elle remporte le championnat québécois des moins de 18 ans. Alors qu’elle excelle dans ce sport, elle voue une attirance qui augmente à l’endroit  de la course automobile.  L’argumentaire afin de convaincre ses parents, spécialement son père n’a pas été évident.

« C’est vraiment la passion de la course automobile qui m’a éloigné du monde équestre. Quand j’ai tombé là-dedans, je rêvais de faire de la moto sur glace. Je voyais Andrew Ranger en faire et je tripais carrément. Mon père ne voulait rien savoir, raconte celle qui est également sur la commission des femmes dans la course automobile de la FIA. Il avait peur que je me blesse et c’est vrai que c’est dangereux. Les gars sont à terre, c’est quasiment du superbike. »

Finalement, elle s’est mise à pratiquer du karting de location pendant une saison avant de prendre une décision finale. En date d’aujourd’hui, Chiasson n’a pas chausser un étrier de compétition depuis deux ans.

Elle s’était même qualifiée pour le championnat canadien en compétition équestre. En raison de ses engagements derrière le volant, elle a dû balayer du revers de la main son laissez-passer. Même si la compétition équestre ne l’attire plus autant, elle maintient son plaisir avec son cheval.

Honorée à Trois-Rivières

La pilote a également reçu tout un honneur dimanche dernier. Comme le veut la tradition lors du Grand Prix de Trois-Rivières, un pilote est intronisé dans le club des amis du Grand Prix. Ce titre est remis à un pilote sur lequel on fonde de l’espoir. Une façon de démontrer l’un des meilleurs espoirs en course automobile et c’est la Laurentienne qui a hérité du prix cette saison.

« C’est un prix qui signifie beaucoup pour moi, évoque l’athlète de 27 ans. Les amis du Grand Prix de Trois-Rivières ce sont des gens qui mettent énormément d’effort dans l’organisation et c’est beaucoup de temps consacré par les bénévoles. Il y a des critères stricts à remplir et ce n’est pas tout le monde qui est éligible. Il faut que tes résultats soient au rendez-vous comme ce fut le cas pour moi l’an dernier. »

Avec Erik Guay qui est reconnu à l’échelle internationale en ski alpin, Mont-Tremblant pourrait avoir sa représentante en Valérie Chiasson. Celle qui aimerait un top 3 en Porsche d’ici la fin de saison aura une fête du Travail bien chargée. Elle combinera de nouveau les volants de GT3 et de Nissan Micra lors de la première fin de semaine de septembre.

 

Journaliste: Luc Carbonneau
Crédit photo: Sports du Nord

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