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Dominic Fugère qualifie le GP3R de succès

TROIS-RIVIÈRES | C’est avec un grand sourire que le responsable de l’événement Dominic Fugère a dressé un bilan plus que positif de la 47e édition du Grand Prix trifluvien.

En ne passant pas par quatre chemins, le responsable de l’événement a tenu à saluer, d’entrée de jeu, le travail des bénévoles. Il décerne un beau 10/10 pour le succès de la fin de semaine. Le résultat des dernières années sur la piste et dans les gradins comble le Directeur général de l’épreuve.

« Le stationnement était plein, a-t-il lancé souriant. Pour nous, c’est toujours une belle mesure. On pense que les chiffres de vente ont rempli nos objectifs. »

Le succès de la série Pinty’s ne fait plus aucun doute après dix représentations. Toutefois, il n’est pas question de prolonger l’épreuve. La mécanique est mise à rude épreuve, surtout pour les freins.

Ce qui a retenu l’attention durant le bilan du promoteur, c’est notamment la situation de la série Micra. Pour une deuxième année, les résultats officiels ont changé quelques heures après l’épreuve. Ce qui peut en déplaire plus d’un. Toutefois, Fugère supporte largement le travail des officiels et avec raison.

« Je n’ai pas à questionner le travail des officiels, lance le grand manitou de l’épreuve. La série Micra est sanctionnée par l’ASQ (Auto Sport Québec), eux ils font ce qu’ils ont à faire et prennent les décisions nécessaires. Je l’ai très bien vu Xavier Coupal. Il a dépassé les quatre roues hors-piste. Il aurait dû redonner sa position. Si j’avais été commissaire j’aurais rendu la même décision. C’est certain que d’enlever une victoire à un pilote, ça fait mal. Si on avait laissé Coupal, c’est les autres pilotes qui auraient été en droit de se plaindre. »

Les aléas de Dame nature

La température a été tout sauf clémente. En fait, les prévisions annonçaient une fin de semaine sous des conditions incertaines. Au final, les feux d’artifice n’ont pas attiré la foule espérée en raison de la pluie qui a perduré jusqu’à la dernière minute avant le début des feux. À l’exception de ce petit accro, le Grand Prix de Trois-Rivières s’est déroulé sous le sec à la grande satisfaction de Fugère.

« Je suis content qu’on aille passé les deux fins de semaine au sec, laisse tomber celui qui est également analyste à RDS. La pluie est tombée juste au bon moment. On peut en avoir contre la météo, mais cette semaine, selon les sources, nous avions des prévisions diamétralement opposées. C’est une science qui est très difficile. Je vous dirais que les premières années je faisais des ulcères avec la météo. Je payais des abonnements premium pour avoir la météo un mois à l’avance et ça ne donne rien, on va se le dire. »

Des plans pour le cinquantième?

La cinquantième édition du grand prix de Trois-Rivières arrive à grands pas. C’est en 2019 que l’événement célèbrera ses 50 bougies. Avec le passage de la série Prototypes Lites, sous la gestion de l’IMSA, prépare-t-on la piste trifluvienne pour la série mère d’endurance, c’est-à-dire le Tudor Championship.

« La série Tudor n’est pas sur notre radar pour l’instant, avoue-t-il. Ils sont déjà venus ici en série American Le Mans et en Grand-Am Rolex dans le passé et les courses sont trop longues. Il n’y a pas d’appétit pour les courses d’endurance par chez nous. »

« La seule façon que je pourrais voir ou faire ou attirer de l’attention, ça serait de faire une course de 12 ou 24 heures, évoque Fugère. Mais les courses de longue durée ne sont pas des succès populaires. Le monde regarde à la télé et c’est un test de l’homme et de la machine. »

Par contre, le Directeur général du GP3R aurait une petite idée derrière la tête pour amener une série. Il ne passe pas par deux chemins pour avouer qu’il serait intéressé à amener la division américaine de la série GT3 Porsche en combinant la série canadienne avec la division canadienne.

Au passage, la Canadian Touring Car Championship a prolongé sa collaboration avec le Grand Prix de Trois-Rivières jusqu’en 2021.

Quoi qu’il en soit, Fugère peut maintenant prendre des vacances amplement méritées et se dire, encore une fois : mission accomplie.

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