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Les Olympiques n’offrent pas de cadeau à l’Armada

Il n'y avait pas d'amour dans l'air entre ces deux équipes. Photo : Vincent Éthier
Il n'y avait pas d'amour dans l'air entre ces deux équipes. Photo : Vincent Éthier
Il n’y avait pas d’amour dans l’air entre ces deux équipes. Photo : Vincent Éthier

Invaincus au mois de février, les Olympiques de Gatineau ont poursuivi sur leur lancée en disposant de l’Armada de Blainville-Boisbriand par la marque de 5 à 3, dimanche.

Les deux rivaux de division n’auraient sans doute pas souhaité affronter un autre adversaire en cette journée de l’amour, mais malgré tout, ils ne se sont pas offert de cadeaux sur la glace.

Yan-Pavel Laplante, le vétéran de 20 ans, a brisé l’égalité en milieu de troisième pour ainsi donner la victoire aux siens. Le choix de troisième ronde en 2013 des Coyotes de l’Arizona n’a eu qu’à pousser le disque au fond du filet à la suite d’une habile manœuvre de Nicolas Meloche.

Du hockey à 5 contre 5?

Pendant toute la rencontre, les deux formations se sont livré une véritable guerre d’unités spéciales. Les locaux ont profité de deux attaques massives pour prendre les devants 2 à 0 tôt en début de match, par l’entremise de Brendan Hamelin et Jan Dufek, mais la réplique n’a pas tardé.

Yakov Trenin et Alex Dostie ont nivelé le pointage avec un homme en plus alors que Marc-Olivier Crevier-Morin s’est chargé de placer son équipe en avant dès les premiers instants de la deuxième.

Peu menaçants au second tiers, les hommes de Joël Bouchard ont tout de même capitalisé lors d’un autre jeu de puissance. William Gignac a trompé la vigilance de Mark Grumetbauer, qui affrontait ses anciens coéquipiers, grâce à un tir des poignets à travers la circulation dense.

Néanmoins, avec une vingtaine de secondes à faire à la rencontre, le noir et blanc n’a pu enfiler l’aiguille lors d’une huitième attaque à cinq et ainsi forcer la prolongation. Trenin a fermé les livres dans une cage béante. Dans la défaite, TJ Melancon a obtenu trois mentions d’aide.

« Ç’a avait mal commencé pour nous, mais notre avantage numérique nous a remis dans le match. L’Armada a toujours continué de travailler, mais Mark a fait de gros arrêts et notre unité de désavantage numérique s’est replacée plus la partie avançait », a analysé Ron Choules, qui remplaçait Benoit Groulx, présent aux Jeux olympiques de la jeunesse pour y voir jouer son fils.

Performance inacceptable

Dans le camp adverse, il ne fallait pas chercher bien loin pour trouver quelques mines déconfites. Complètement dominée à forces égales, la formation des Basses-Laurentides n’a pas donné un effort louable aux yeux de son entraîneur-chef.

« Ce n’était vraiment pas une bonne rencontre et ce n’était pas bon aux trois positions. Ça faisait longtemps que nous n’avions pas joué un aussi mauvais match et c’est inacceptable. Nous avons perdu plusieurs batailles, nous étions mous et nous manquions d’intensité. J’envoie des joueurs dans les estrades et quand ils reviennent au jeu, ils me rendent la tâche facile de les retourner là. Ça s’appelle devenir un homme et ça fait partie de mon travail », a sèchement dit Bouchard, ajoutant que sa troupe avait connu deux mauvais matchs sur trois dernièrement.

Blainville-Boisbriand possède toujours le 16e et dernier rang donnant accès aux séries éliminatoires, mais c’est un voyage éreintant dans les Maritimes qui l’attend, à compter de mercredi, à Moncton.