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Connaissez-vous Pierre Alain ?

Pierre Alain, entraîneur-chef de l'équipe canadienne des moins de 22 ans à la Coupe Meco 2013. (Crédit photo : Hockey Canada)

Pierre Alain, habitant de la ville de Saint-Colomban, est recruteur pour l’équipe féminine de hockey de l’Université Concordia. Auparavant, soit de 1999 jusqu’en août dernier, il était l’entraîneur-chef des Cheminots du Cégep de Saint-Jérôme. Avec cette équipe, il s’est rendu en finale provinciale à sept reprises, en remportant cinq fois le titre. Au total, cela fait plus de 27 ans qu’il est instructeur de hockey.

Son passé avec Hockey Canada

En 2005, Pierre fait application à Hockey Canada, l’organisme démontre alors de l’intérêt pour ses services. Il est donc envoyé derrière le banc de l’équipe féminine des moins de 18 ans du Québec pour les Jeux du Canada en 2007. Après avoir aidé lors deux camps entraînements de l’équipe senior féminine et un travail d’adjoint aux vidéos, Hockey Canada l’envoie comme instructeur-adjoint à Melody Davidson pour la Coupe des Nations au début de l’année 2009. L’équipe perd en finale et Pierre Alain se retrouve au poste d’entraîneur-adjoint à Dan Church pour le Championnat du monde féminin des moins de 18 ans de l’IIHF, à Chicago, en janvier 2010, où les Canadiennes remportent l’or.

La bague de Pierre Alain reçue pour sa victoire au CMF U18 2011 en République Tchèque. (Crédit photo : Olivier Daneault / SportsDuNord)

Cette victoire lui permet de monter un nouvel échelon : il est nommé instructeur en chef de cette même équipe pour le tournoi de l’année suivante, en République Tchèque. À nouveau, son équipe remporte la médaille d’or, ce qui lui permet de devenir l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne féminine des moins de 22 ans pour la Coupe Meco, à Füssen, en Allemagne, qui avait lieu du 2 au 6 janvier dernier.

Le but : la médaille d’or… évidemment !

Dans sa formation de 22 joueuses, 18 ont déjà évolué sous ses ordres, dont 11 venaient de l’équipe des moins de 18 ans à Chicago en 2010. « Beaucoup de filles qui étaient dans mon équipe avaient des chances d’être invitées pour le camp de l’équipe canadienne aux Olympiques de Sotchi, tout ce qu’elles devaient faire, c’était de bien jouer. Donc non, elles n’étaient pas tellement difficiles à préparer pour la Coupe Meco ! » Avant le tournoi, les attentes et le but final étaient bien fixés : l’équipe d’Alain devait revenir avec l’or autour du cou et les performances de l’équipe devaient être meilleures à chaque match.

Finale face aux Russes

Au premier match, Équipe Canada bat facilement l’Allemagne au compte de 8 à 1. Sauf que ce n’était que la partie facile. Son équipe devait encore affronter la Suisse et la Finlande. « Le match contre la Suisse (une victoire de 4-0) fut très difficile. La gardienne suisse (Florence Schelling) joue dans la Ligue canadienne féminine de hockey et elle est très bonne. Mais on les a dominé. Je pense qu’elles n’ont eu que cinq tirs contre nous. »

Par la suite, il fallait affronter la Finlande, match qui se résulte par une victoire de 2 à 0 pour les Canadiennes. « Le match contre la Finlande a été le plus dur, même si elles n’ont eu que deux chances de marquer. Tout au long du tournoi, on a dominé notre adversaire. »

L'équipe de Pierre Alain à la Coupe Meco. (Crédit photo : Hockey Canada)

L’équipe de Pierre Alain se retrouve donc en finale du tournoi, mais pour mettre la main sur la médaille d’or, il fallait battre les Russes. « L’année dernière, les Russes n’avaient pas été très bonnes, mais elles s’étaient beaucoup améliorées et avaient un excellent avantage numérique. Il fallait donc faire attention à ne pas les prendre à la légère et à être disciplinés. » La première période est la plus rude pour les Canadiennes, selon leur entraîneur. Puis : « En fin de première, Laura Stacey a marqué pour nous et c’est là qu’on a recommencé à être dominants. »

La marque finale : une victoire de 8 à 3 pour le Canada. « Les Russes ont essayé de jouer robuste, mais elles n’étaient pas disciplinées. On en a profité. »

Maintenant, qu’est-ce qui se passe ?

Avec cette autre victoire au niveau international, Pierre Alain commence à se faire un excellent nom dans le monde du hockey féminin, sauf qu’il est sans emploi si l’on oublie son travail de recruteur avec les Stingers de Concordia. « Peut-être que je pourrais devenir entraîneur-adjoint à Concordia, on va voir ! » Espérons qu’il puisse réaliser son rêve de devenir instructeur en chef de l’équipe olympique canadienne : « Les Jeux de Sotchi, il est trop tard, les coachs sont déjà nommés, mais les Jeux de 2018 (Pyeongchang, Corée du Sud), je pense que ça serait réaliste. »